Nettoyage et Identification en détection

Comment identifier une monnaie romaine ?

Que ce soit lors d’une sortie détection, complètement par hasard, ou dans une bourse numismatique, il nous arrive de tomber nez à nez devant une monnaie romaine. Mais le plus grand challenge reste de savoir l’identifier afin de connaitre son époque exacte, son Histoire et son contexte de circulation à un endroit donné, un foie qu’on a bien nettoyé sa monnaie.

L’identification des monnaies romaines utilise des termes spécifiques pour reconnaître leurs particularités. La légende désigne les écritures latines identifiant l’empereur, aussi appelée titulature. Le champ est la partie lisse sans écriture servant de fond au dessin. Le grènetis consiste en de petits points entourant la légende, souvent endommagés avec le temps. Le buste représente l’empereur avec des objets symboliques. Le type se réfère à la dénomination de la monnaie, comme le sesterce ou le denier. La tranche, souvent illisible, est un critère rare mais parfois utilisé pour la classification des monnaies. Les matériaux utilisés incluent le bronze, l’argent et l’or, chaque métal ayant évolué dans son utilisation et sa valeur au fil du temps.

Nous vous apprendrons à comprendre une pièce romaine et à la déchiffrer afin de pouvoir l’identifier et la dater.

Les termes pour parler d’identification d’une monnaie romaine

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, l’identification d’une monnaie possède ses propres thermes, permettant de reconnaître certaines particularités ou aspect d’une monnaie.

monnaie romaine numus trouvée avec un détecteur de métaux apex
  • La légende : la légende est la partie de la monnaie où se trouvent les écritures latines pour identifier l’empereur. Pour les collectionneurs et archéologues, cette partie porte aussi le nom de “titulature”.
  • Le champ : c’est la partie lisse et nom écrite de la monnaie faisant office de fond du dessin. C’est une partie souvent très représenté sur les monnaies romaines.
  • Le grènetis : le grènetis est un pourtour de petits points ou reliefs qui entourent la légende de la monnaie romaine (souvent très abimé ou absente si la monnaie a passé beaucoup de temps dans la terre).
  • Le buste : comme on peut l’imaginer, le buste est la partie faciale de la monnaie où est représenté l’empereur romain. Ce buste présente tout un ensemble d’objets, couronne, drap, et même orientation du regard qui apportent des informations symboliques liées à l’Empereur représenté.

On parle également du type de la monnaie. Le “type” est tout simplement la dénomination de la monnaie, à savoir un sesters, un numus, un denier, un aureus.

Enfin, un dernier critère est employé. La tranche. Les monnaies romaines étant souvent très abimées en ses bords, la tranche est souvent illisible et mal déterminé. Pourtant, dans certain cas, l’identification de la tranche permet de catégoriser certaines monnaies romaines. Mais il est vrai que ce critère est très rarement employé pour les raisons évidentes du travail du temps.

Le type de métal des monnaies romaines

Les monnaies en bronze

Ce n’est qu’au cours de la seconde période de la République que la monnaie romaine est apparue. Le métal évalué au poids représentait le moyen d’échange utilisé dans le commerce comme alternative au troc au début de l’histoire de Rome, depuis sa fondation (25 avril 753 av. J.-C.) jusqu’à la période monarchique (753-509 av. J.-C.) et une partie de la période républicaine (509-31 av. J.-C.) ; le métal était utilisé sous forme de blocs de bronze coulés de forme irrégulière et de taille variable (aes rude). L’obligation de peser la quantité de bronze à utiliser pour chaque transaction était évidemment le principal inconvénient de ce type de mécanisme de paiement.

Vraisemblablement à l’initiative des marchands et finalement du gouvernement, on commença à utiliser des lingots de bronze de forme standard, généralement rectangulaire, portant des marques permettant d’identifier le créateur (aes signatum). Même avec cette approche, la constance du poids (et par conséquent de la valeur) de ces objets faisait défaut, ce qui empêchait de les considérer comme une sorte de monnaie.

L’axe (aes grave ou aes librale) est la première monnaie romaine introduite sous la République, vers 335 avant J.-C., avec l’avènement du commerce maritime. À cette époque, l’axe était généralement formé par moulage plutôt que par martelage. Son poids initial était égal à une livre latine (273 g), mais il devint ensuite égal à une livre romaine (327 g). La valeur de l’axe a régulièrement baissé au fil du temps, adoptant la valeur de ses fractions, avec 1/2 livre romaine en 286 avant J.-C., 1/6 de livre en 268 avant J.-C., 1 once (c’est-à-dire 1/12 de livre) en 217 avant J.-C. et 1/2 once en 89 avant J.-C.

Les monnaies en argent

Vers 300 avant J.-C., les Romains rencontrent la civilisation grecque du sud de l’Italie. Les pièces de bronze étaient d’une valeur insuffisante pour le commerce avec les villes de la Grande-Grèce, où l’on utilisait des pièces d’argent d’origine grecque. Le didrachme est la première pièce d’argent romaine. Cette pièce, basée sur le système monétaire grec, a été produite à Capoue en 312 avant J.-C. et pesait 6,82 g. À partir de 221 avant J.-C., le didrachme a été remplacé par une autre monnaie d’argent, le vittoriate, dont l’usage était minime.

Le denier, frappé à partir de 268 avant J.-C., était la monnaie d’argent romaine qui servait de base à l’économie de Rome. Sa valeur initiale était de 10 axes, ce qui équivaut à 1/72 de livre (4,55 g). Suite à la dépréciation du denier, il a été réévalué à 16 axes en 217 avant J.-C. Bien que le denier ait été l’étalon de l’économie romaine depuis sa création jusqu’à sa disparition au milieu du IIIe siècle après J.-C., sa pureté et son poids se sont progressivement détériorés.

La dépréciation continue de la monnaie romaine à la fin de la République et tout au long de l’Empire a été causée par divers facteurs, notamment la rareté du métal précieux et le manque de discipline dans les finances de l’Empire, qui ont entraîné une grave inflation.

Les monnaies en or

Avant la conquête de la Gaule par Jules César et la disponibilité du métal provenant de ses mines, la fabrication des pièces d’or romaines était irrégulière. Les premiers statères de style grec ont été émis en Grande-Grèce et en Orient en 286 avant J.-C., pour un poids de 6,81 g, suivis d’une série en 209 avant J.-C., pour un poids de 3,41 g.

Sulla a introduit les premiers aurei dans le système monétaire romain en 87 avant J.-C., avec une valeur de 1/30e de livre italique, soit 9,11 g. En 61 avant J.-C., Pompée a émis une pièce d’une valeur faciale de 1/36 de livre romaine, soit 9,06 g. Jules César a commencé à émettre des pièces d’aureus en 48 avant J.-C., initialement d’une valeur de 1/38 de livre (8,55 g), puis (également en 48 avant J.-C.) d’une valeur de 1/40 de livre (8,02 g).

Abréviation que l’on peut trouver sur une monnaie romaine sur la partie bustale

  • IMP – IMPERATOR : Pour les Romains, le terme que les Anglais utilisaient pour désigner l’empereur signifiait “chef de l’armée”. La récompense était traditionnellement acceptée lors de l’accession au rang d’empereur et était répétée chaque fois qu’une victoire importante était célébrée. Dans d’autres circonstances, les récompenses successives, représentées par un chiffre après IMP, permettent de dater les pièces à une époque relativement brève. D’autres empereurs ont peu utilisé le titre et ne l’ont accepté qu’une seule fois. Notre pièce de Domitien représente l’IMP XXII ; les autres pièces portent le début IMP sans chiffre.
  • NERO : Nom de l’empereur
  • CLAVD : Nom de la famille à laquelle appartient l’empereur
  • CAES, CAE, C – CAESAR : Le nom de famille des premiers empereurs rappelait leur ascendance sur Jules César. Le titre était appliqué à la famille impériale même s’il n’y avait pas de lien de “sang”. César désigne une personne de rang inférieur, généralement un fils ou l’héritier présomptif, qu’il soit utilisé seul ou avec une abréviation pour “Noble” (NC, NOB C, NOB CAES, etc.).
  • AVG – AVGVSTVS : Auguste était le titre qui signifiait “Empereur”. Le premier empereur a fait de ce titre (“Vénérable”) presque un nom personnel, et chaque empereur successif l’a accepté lors de sa succession. Les empereurs étaient César et Auguste jusqu’à la fin de l’Empire, lorsque le terme César était abandonné ou réservé aux membres subalternes de la famille impériale. Lorsqu’il y a deux empereurs, le pluriel peut s’écrire AVGG. Plus rarement (voir Numérien ci-dessous), AVGGG désignait trois souverains.
  • GERM DAC PART : Germanicus, Dacicus, Parthicus et d’autres titres similaires se rapportent à la défaite de l’empereur face aux Germains, aux Daces et aux Parthes, entre autres. L’utilisation de ces titres correspond aux actions en cours des armées romaines.
  • GER. FIL : FILIA = filleTitre héréditaire commémoratif de la victoire sur les Allemands.
  • PM, PONT MAX – PONTIFEX MAXIMVS : Lorsqu’il y avait plus d’un Auguste, le titre de “plus grand prêtre” était porté par l’empereur le plus ancien, les autres étant simplement PONTIFEX. Le statut de l’empereur en tant que chef de la religion d’État était représenté par ce titre. Le PM n’a plus été utilisé lorsque l’Empire est devenu chrétien et que le pape a utilisé (et utilise toujours) ce titre.
  • TRP, TRIB POT, P – TRIBVNICIA POTESTAS : Le tribun du peuple (plebs), qui avait le droit d’opposer son veto aux lois du Sénat, était un poste républicain important. Le poste était initialement assumé lors de l’ascension et était renouvelé chaque année. Les renouvellements étaient initialement datés du 10 décembre (la date habituelle), mais certains empereurs ont utilisé l’anniversaire de leur ascension ou le 1er janvier. Il est donc essentiel de savoir quelle méthode était utilisée avant de dater chaque règne. De nombreuses pièces sont datées avec une année fractionnée (par exemple 11/12 AD), ce qui signifie que le numéral TRP a placé la pièce entre le 10 décembre 2011 et le 9 décembre 2012. Le 1er janvier est utilisé de manière régulière depuis le règne de Septime Sévère. Le TRP avec un numéral est le plus grand dispositif de datation découvert sur les pièces romaines. Pour la première année, le TRP sans chiffre a été utilisé ; le TRP I ne l’a pas été. Même si la pièce a été produite après la première année régnale, le TRP était parfois utilisé sans numéral. Il convient de noter que la pièce de Tibère utilisée pour illustrer SC utilisait une forme longue de l’orthographe TRP. Les abréviations plus courtes sont devenues plus courantes au fil du temps.
  • PP – PATER PATRIAELa plupart des Auguste avaient le titre de Pater Patriae (Père de la Patrie), mais il n’était pas fréquemment acquis au début du règne. Le nouvel Auguste était censé renoncer à l’honneur du PP et attendre d’avoir prouvé qu’il était digne d’un titre aussi noble, ce qui n’était pas toujours suivi. Le PP apparaît sur la pièce de Domitien de sa douzième année, mais pas sur les pièces de Trajan ou d’Antonin, qui sont toutes deux de sa première année. Il est surprenant de constater qu’il apparaît dans la première année d’Hadrien, après quoi il n’a plus utilisé le titre pendant dix ans. L’utilisation de PP était très probablement un oubli de la part de l’hôtel des monnaies qui a été rapidement corrigé, ce qui n’a laissé qu’un nombre limité de ces pièces ” politiquement incorrectes “.
  • D : (Divus, Diva) : déifié
  • PF, P FEL, FEL : Au troisième siècle, plusieurs acronymes pour Pie et Félix (pieux, joyeux), utilisés ensemble ou individuellement, se sont répandus.
  • N, NOST : Avant que cela ne devienne habituel dans le cadre de DN au quatrième siècle, Noster (notre) changeait rarement un titre (ci-dessous).
  • INV :À la fin du troisième et au début du quatrième siècle, le terme Invictus (invincible) est parfois employé.
  • XXI, KA : Le nombre 21 en chiffres romains ou grecs désigne un alliage d’une partie d’argent pour vingt parties de cuivre. De la réforme monétaire d’Aurélien à celle de Dioclétien, cet alliage a été largement utilisé. Voir ma page XXI pour plus d’informations. A Ticinum, l’alliage était parfois écrit XX (sans le I) après la lettre de l’atelier et avant l’initiale de la ville (sur le Probus ici : TXXT).
  • DAC, DAC CAP : qui a vaincu les Daces pour la première et Dacie captive pour le second
  • F  (Filius) : suit le nom du père (généralement le souverain précédent). Certaines pièces utilisent N pour nepos (petit-fils) ou PRON, pronepos (arrière-petit-fils).
  • FIL (Filia) : fille
  • S C (Senatus Consulto) : par décret du sénat
  • SPQR (Senatus populis) : le sénat et le peuple de Rome
  • COS, CONS, CO, C – CONSVL :  L’un des deux consulats disponibles chaque année était le poste le plus élevé sous la République. Sous l’Empire, le poste de consul conserve une importance considérable et est occupé à l’occasion par l’empereur et les membres de sa famille. Peu de Romains ont été nommés consul plus de deux fois. L’empereur, cependant, était une exception qui pouvait servir quand il le voulait. L’absence d’un numéral, comme pour TRP et IMP, peut indiquer le premier poste de consul ou simplement que le numéral n’était pas indiqué sur la pièce. Septime Sévère (Monnaie d’Emèse) a employé quelques variantes peu communes (IIC, IICO, et COS I), tandis que Probus a employé CONS ( ci-dessous). Commodus et Gallienus ont un problème avec la lettre C et un chiffre. Sinon, COS + le chiffre représentant le nombre de consulats exercés est la forme normale (ici Domitien en a 16 et Trajan 2). L’Antoninus Pius se lit ici COS DES II, ce qui suggère que l’empereur devait servir son deuxième consulat à partir du 1er janvier, mais que la pièce a été produite avant cette date.
  • CENS P, CENS PERP : The Emperor’s perpetual possession of the former Republican position of Censor is referred to as Censor Perpetuus. The Censor had the authority to decide who was eligible to be a Roman Senator.
  • SENATUS POPULUSQUE ROMANUS : Le “nom” habituel de la “nation” dont Rome était la capitale était “Le Sénat et le peuple romain”. En une seule phrase, il unit les pouvoirs de l’élite dirigeante (les sénateurs) aux masses ou aux citoyens ordinaires. Trajan est souvent associé à l’expression SPQR OPTIMO PRINCIPI (au meilleur des princes). Trois pièces portant cette inscription au revers sont représentées sur notre image. Le terme OPTIMUS (meilleur) apparaît également sur les pièces de Trajan, comme en témoigne le denier Hadrien de première émission ci-dessus. Plus tard, ce terme a été abrégé en PR.
  • MAX : Constantin Ier, parfois surnommé “le Grand”, portait le titre de Maximus (le plus grand). De son vivant, personne n’aurait remis en question sa prétention au superlatif.
  • SM, P : La marque d’atelier portait parfois la mention Sacra Moneta (monnaie sacrée) ou Pecunia (pièce de monnaie).
  • VOT : Vota (vœux) suivi d’un chiffre fait référence aux engagements pris par l’empereur pour des années de service dévoué. Les vœux d’une période précédente étaient souvent renouvelés pour une durée plus longue, ce qui donne (par exemple) VOT X ET XX ou VOT X MVLT XX.
  • PERP : Perpetuus (pour toujours) était employé avec Censor (ci-dessus) au premier siècle et de diverses manières dans les siècles suivants.
  • DN : À mesure que le rôle de l’empereur devenait moins le premier citoyen de la République et plus le dictateur totalitaire de l’époque ultérieure, Dominus Noster (notre seigneur) est devenu l’attribut typique pour les titres impériaux.
  • DV, DIV, DIVO : Le titre de Divus (divin) était donné aux monarques décédés qui avaient été sanctifiés.
  • PT : AVGG + ater (père) = “Père des Augusti”.
  • VNMR : Les pièces de consécration de Constantin le Grand comportaient l’inscription Venerabilis memoria (mémoire vénérée).
denier romain trouvé avec un détecteur de métaux

Les divinités et personnification présentes sur le revers des monnaies

Personnification et divinitéSignification et description
Abundentia“Abondance” est représentée ici assise sur une chaise faite de cornes d’abondance croisées. D’autres numéros la représenteront avec une corne d’abondance et des épis de céréales.
Aequitas“Équité” tient une balance et une corne d’abondance. Pour “Moneta”, la même figure est utilisée.
Aeternitas” Éternité ” brandit ici un sceptre, bien que d’autres pièces affichent un globe, un phénix ou des têtes de soleil et de lune.
AnnonaL’image de la moisson représente un giron rempli de grains et la proue d’un navire. La récolte de céréales importées a suscité une grande inquiétude parmi les habitants de Rome (ici représentée sous la forme d’un enfant).
Bonus EventusElle dit “Bonne chance”, en tenant un plateau de nourriture et d’épis. D’autres pièces représentent cette personnification avec une corne d’abondance. Cette figure semble être une femme, bien que le nom indique un homme.
Clementia“Marcy” porte une branche et un sceptre. La légende est la façon la plus courante de l’identifier.
Concordia“Harmonie” verse une libation d’une patera sur un modeste autel en tenant une corne d’abondance. Souvent, les pièces portant la légende Concordia présentent deux personnages (dieux ou empereurs) se serrant la main.
FecunditasFertilité est représenté avec un ou plusieurs enfants dans ses bras.
Felicitas” Bonheur ” tient une corne d’abondance et un cadeuceus.
FidesDans son rôle de Foi des légions, la “Bonne foi” représente un symbole de triomphe et un bâton surmonté d’un aigle. Une patera, une corne d’abondance ou des objets de nourriture sont le plus souvent utilisés comme qualités.
Fortuna Tyche“Fortune” est généralement accompagnée d’un gouvernail et d’une corne d’abondance. Un globe ou une roue est fréquemment inclus (ici sous la chaise). Il s’agit d’une personnification typique des émissions impériales grecques.
Genius“Esprit” est une personnification masculine, généralement nue, qui tient une patère et une corne d’abondance.
GeographicalLes lieux sont souvent représentés sous forme de personnifications. Ils sont trop nombreux pour être cités séparément, et chacun a ses propres caractéristiques. La province de Dacie est représentée sur notre image avec un bâton à tête d’âne.
Hilaritas“Réjouissance” tient une corne d’abondance et une longue palme. Cette figure est souvent représentée à côté d’autres récits d’événements joyeux, comme le retour heureux du souverain de la bataille.
Honos“Honneur” est généralement un homme avec une corne d’abondance et un sceptre ou une branche.
Indulgentia“Indulgence” est armée d’une patère et d’un sceptre. La pièce “INDVLG FECVNDAE” de Caracalla commémorerait l’indulgence de sa mère Julia Domna après le meurtre de Geta.
Justitia” Justice ” tient dans ses mains une patère et un bâton.
Laetitia“Joie” tient une couronne et une ancre. D’autres pièces portent un sceptre ou un gouvernail.
Liberalitas“Générosité” tient une corne d’abondance et une planche à compter (tablette ou tesselle). Les légendes de ceci et de cela sont souvent confondues, il faut donc prendre soin de repérer le signe distinctif du personnage dans sa main.
Libertas“Liberté” porte un pileus triangulaire, ou chapeau, qui était attribué aux esclaves émancipés. On peut trouver ce type de chapeau sur les toutes premières pièces de monnaie américaines.
Moneta“Argent” tient une balance et une corne d’abondance. Ces symboles représentent les trois métaux utilisés pour la frappe de la monnaie lorsqu’ils sont disposés en trio.
Nobilitas“Noblesse” tient un sceptre et un Palladium (statue de Minerve).
Ops“Richesse” porte des épis de blé et (parfois) un sceptre. Cette personnification était rarement présente sur les pièces de monnaie.
Patientia“Patience”, qui porte un sceptre, n’a été utilisée que sur quelques pièces.
Pax“Paix” porte une branche et un sceptre. Certaines pièces représentent une branche tenant une corne d’abondance ou un cadeuceus.
PietasLe personnage de “Dutifulness” sacrifie sur un autel à l’aide d’une patère.
ProvidentiaAvec un bâton, “Prévoyance” désigne un globe terrestre. Elle brandit souvent un bâton.
Pudicitia“Pudeur” porte un voile et pose sa main sur sa poitrine. Certaines pièces la représentent en train de retirer son voile.
Salus“Santé ” tient ou nourrit un serpent à patère.
Securitas“Sécurité” brandit un sceptre et croise fréquemment les jambes.
Spes“Espoir” marche avec une fleur à la main et un ourlet relevé.
Tranquillitas“Tranquillité” est un capricorne avec un bâton. Sur les pièces de monnaie, cette personnification était rarement utilisée.
Ubertas“Fertilité” porte une corne d’abondance et un porte-monnaie.
Victoria Nike“Victoire” est la personnification la plus fréquemment utilisée. Elle est toujours ailée et porte fréquemment une couronne, une palme, un prix ou un bouclier. Elle est également présente sur les pièces de monnaie impériales grecques, où elle se décline en des centaines de variantes subtiles, à Rome et dans tout l’Empire.
Virtus“Courage” est représenté par un soldat casqué en armure tenant une lance, un triomphe ou un bouclier. Virtus peut être distingué de Mars, qui est généralement représenté nu. Certaines pièces de monnaie représentent Virtus comme une personne de sexe féminin (ce qui est approprié puisque le mot est à déclinaison féminine).

La symbolique des ornements du buste sur une monnaie romaine

Les vêtements

L’identification du type de vêtement porté par le buste peut être assez difficile à identifier, en fonction de l’État de conservation de la monnaie. Le moyen le simple et pratique d’y arriver et de regarder l’épaule de l’empereur. C’est la zone la plus identifiable grâce à la profondeur des détails qui se lissent généralement moins au cours du temps. On peut donc voir un simple toge ou une armure. Si l’état de conservation est correcte, il est même possible de voir des objets ornementaux et usuel des vêtements comme des fibules.

Lorsqu’un empereur choisit de se faire représenter, sur une monnaie, avec un drap, cela signifie qu’il veut mettre en avant son orientation politique proche du peuple, du commerce et de la structuration de son empire. À l’inverse, le port d’une cuirasse ou d’une armure, montre sa volonté guerrière.

La couronne

Pour ce qui est du port de sa coiffe que l’on appelle couronne, il y a également pas mal de chose à dire. La couronne apporte également des informations sur le personnage représentées.

  • La couronne triomphale est la couronne la plus représentée, grâce à la célèbre couronne de laurier. Elle était portée par des personnages ayant remporter de grandes batailles.
  • La couronne de blé est une couronne que l’on appose à un personnage ayant réussi à repousser un siège ennemi.
  • La couronne civique est représentée par 2 branche de chaines. Cette couronne indique que le personnage a sauvé un citoyen et tué son agresseur lui permettant d’être exonéré d’impôts pour son acte héroïque.
  • La couronne navale est représentée par une couronne en forme éperon de navire et représenté sur des personnages ayant gagné une importante bataille navale.
  • La couronne à rayon est portée par les personnages symbolisant leur immortalité et la divination de ses semblables.
  • La couronne côtelée et fortifiée était portée par les personnages ayant réussi à s’infiltrer dans un camp ennemi ou ayant gravi une importante fortification ennemie.

Le système monétaire romaine

Vers 400 avant J.-C. , les Romains ont remplacé le troc basé sur le bétail ou l’utilisation de la monnaie grecque par un système monétaire relativement archaïque. Il s’agissait à l’origine de “blocs” de bronze appelés grossièrement satellites, puis à la fin du 4e âge du bronze représentant des lingots d’un côté de leur équivalent en bétail. Puis, vers 280 av. e.n.e. apparaissent des disques de bronze appelés aes grave (lat. Grave = lourd), pesant une livre romaine (324 g) et valant 1 as. Bouffée de Janus gravée surface avant (devant). Les standardisés sont produits en pièces entières à usage général, produits semi -finis (1/2), triens (1/3), quadrans (1/4), Sextant (1/6), Uncia ou onces (1/12), déminéralisé -une fois (1/24).

Le poids de l’as est fixé en fonction de sa valeur, il diminue pendant la première guerre punique (264-241) à 290-280 grammes, diminuant en raison des coûts élevés de Rome pour la formation de sa flotte. Vers 225 avant J.-C. AD à l’écran apparaîtra de retour d’un sérieux ISZA, une proue en l’honneur de la marine romaine formée il y a plusieurs décennies.

Les monnaies républicaines

Au cours de la deuxième guerre punique (218-201), qui se révèle être une dépense importante pour Rome, l’as s’effondre en un disque de bronze d’environ 20 grammes. Il possède un multiple, le dupondius valant 2 as, et divise la moitié (½ as) et les quadrants (as). Toutes ces pièces sont en bronze. C’est à cette époque que la monnaie métallique apparaît dans le système monétaire romain, avec le denier, le quinaire et le sesterce valant 2 as et demi.

DenierQuinaireSesterceAsmétal
Denier12410argent
Quinaire1/2125argent
Sesterce1/41/212.5argent
As1/101/52/51bronze

Le système monétaire est réformé et est désormais basé sur le denier d’argent .

En 211 avant J.-C. apparaît un insigne denier et vaut 10 comme 53 grammes de bronze chacun (d’où son chiffre romain X bien visé, et d’où son nom, qui vient du radical latin Deni = dix par dix, la même racine DE [K ] que Decem = dix). Le denier pesant 4,5 grammes d’argent, soit 1/72 de livre, 530 grammes de bronze équivalent à 4,5 grammes d’argent en 211. Nous avons donc un rapport de 1/120.

monnaie romaine en or aureus

Le denier commence à prendre du poids vers 206 av. J.-C. UN D avec un poids théorique de 4,20 grammes, puis un second entre 199 et 190 av. J.-C. Le denier est alors réduit à 1/84 de livre avec un poids théorique de 3,85 grammes.

Vers 170 avant J.-C., le denier se déprécie pour la troisième fois et son poids est réduit à 3,7 grammes (le rapport entre l’argent et le bronze est alors de 1/70).

Enfin, vers 140 av. J.-C., la valeur relative du denier d’argent par rapport au bronze est recalculée :

Un denier vaut désormais 16 as de bronze, soit un rapport de 1/110.
Le sesterce passe à 4 as, mais conserve son signe HS, rappel de sa parité originelle avec l’as (deux as et demi, soit en chiffres romains IIS , se traduit rapidement en HS).

Les monnaies sous le haut Empire

De la réforme monétaire du 19 août avant J.-C., le système entre dans une période de stabilité qui durera plus de deux siècles. Le staphylocoque créé par César est soutenu, le monnayage d’or et d’argent est complété par une série de vallées en un métal moins noble. Le bronze, alliage de cuivre et d’étain, est abandonné. Le sesterce, qui était une minuscule pièce d’argent sous la République, devient une pièce faite d’un nouvel alliage cuivre-zinc appelé orichalque, semblable au laiton , et l’as est fait de cuivre pur. Le sesterce, la valeur la plus importante de tous les types de cuivre, devient l’unité de compte de l’économie romaine.

DenierSesterceAsNomMétalPoids sous Auguste
25100400AureusOr 7,85 g
12.1/250200Quinaire d’orOr 3,92 g
1416DenierArgent 3,79 g
1/228QuinaireArgent 1,9 g
1/414SesterceLaiton≈ 25 g
1/81/22DupondiusLaiton 12,5 g
1/161/41AsCuivre 11 g
1/321/81/21/2 AsCuivre 4,6 g
1/641/161/41/4 AsCuivrena
Système monétaire sous Auguste

Cependant, l’unification monétaire n’était pas complète. Dans la partie orientale de l’Empire, les villes frappaient leur propre monnaie à usage local ou régional, comme la drachme grecque ou cystophore temporairement en argent, pesant environ 12 grammes et valant 3 deniers romains ou 4 drachmes grecques.

Comment savoir si ma monnaie romaine est une fausse ?

Il existe quelques techniques pour savoir si une pièce romaine est authentique. Voici quelques éléments à rechercher :

  • Le poids et la taille : Les pièces romaines étaient fabriquées selon un poids et une taille spécifiques. Une pièce beaucoup plus légère ou plus grande que d’autres pièces du même type peut être une fausse.
  • La composition du métal : La majorité des pièces romaines étaient composées d’or, d’argent ou de bronze. Une pièce constituée d’un métal ou d’un alliage différent peut être une fausse.
  • La patine : les pièces romaines antiques présentent une patine naturelle, c’est-à-dire une couche d’oxydation à surface de la pièce dû à l’âge et à la manipulation. Une pièce qui est trop brillante ou qui présente une fausse patine peut être une contrefaçon.
  • Le lettrage : Le lettrage des pièces romaines peut être utilisé pour les identifier. Comparez le lettrage de votre pièce à des exemplaires de pièces romaines au travers de documentations. Sachez que de nombreux faussaires peuvent tenter de reproduire le lettrage et que ce test n’est pas forcément fiable.
  • Vérifiez auprès d’un professionnel : La plupart des pièces anciennes de grande valeur sont évaluées par des spécialistes reconnus, tels que les numismates, qui sont des experts en matière d’évaluation des pièces anciennes et peuvent vous dire si la pièce est authentique ou pas.

Comment dater une monnaie romaine ?

La datation des pièces romaines peut s’avérer difficile, car de nombreux types de pièces romaines ont été créés au cours de nombreux siècles. Il existe néanmoins quelques méthodes permettant de déterminer une fourchette de datation :

  • Le dessin de l’avers et du revers : Le dessin de l’avers (recto) et du revers (verso) d’une pièce romaine peut révéler des informations sur sa date de fabrication. Si une pièce représente un certain empereur ou consules : elle a probablement été fabriquée sous son règne.
  • Légendes et inscriptions : De nombreuses pièces romaines comportent des légendes et des inscriptions qui peuvent être utilisées pour aider à dater la pièce. Certaines pièces, par exemple, portent le nom de l’empereur ou du lieu de frappe où la monnaie a été fabriquée. Ces légendes et inscriptions peuvent aider à réduire la fourchette chronologique de la pièce.
  • Marques d’atelier : Les marques d’atelier sur les pièces romaines sont utilisées pour montrer où la pièce a été frappée. Ces marques d’atelier sont généralement visibles au revers de la pièce, près du bord. Un historien peut déterminer l’origine probable de la pièce et sa période d’utilisation en recherchant la marque d’atelier.
  • Types de monnaies : Les pièces romaines sont passées par de nombreuses étapes de frappe connues sous le nom de systèmes de monnayage, qui peuvent aider à dater les pièces. Par exemple, les systèmes monétaires de la République romaine, des monnaies romaines impériales et des monnaies impériales tardives sont tous distincts. Le type de pièce peut aider à déterminer la grande période au cours de laquelle elle a été frappée.

Comment identifier la rareté d’une monnaie romaine ?

La rareté d’une pièce romaine varie énormément selon la pièce. Certaines pièces romaines ont été fabriquées en grandes quantités et sont relativement courantes, tandis que d’autres ont été créées en quantités beaucoup plus restreintes et sont extrêmement rares.

Il convient également de mentionner que la rareté d’une pièce est fortement liée à sa demande et à son prix sur le marché. Même si une pièce n’est pas historiquement rare, mais qu’elle est recherchée par de nombreux collectionneurs ou qu’elle a une valeur historique significative, elle peut être considérée comme rare. Certains types de pièces romaines, comme les aurei, les denarii et les sestertii, ainsi que plusieurs émissions commémoratives historiques, sont considérés comme exceptionnellement rares et précieux.

Si vous avez des questions concernant la rareté d’une certaine pièce romaine, il est généralement préférable de consulter un numismate compétent. Il possède une grande expertise des monnaies anciennes et sera en mesure de vous fournir des informations plus précises sur la rareté de la pièce.

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Rappel de la loi :

Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d’objets métalliques, à l’effet de recherches de monuments et d’objets pouvant intéresser la préhistoire, l’histoire, l’art ou l’archéologie, sans avoir, au préalable, obtenu une autorisation administrative.

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