Comment prospecter et trouver de l’or en rivière ?
Résumé de cette page :
- L’or se dépose généralement dans les zones où la vitesse de l’eau diminue, comme les coudes intérieurs, derrière les obstacles naturels et les élargissements du lit.
- Comprendre la formation des dépôts alluviaux est très utile, car l’or, lourd, roule sur le fond des rivières et se concentre là où le courant s’affaiblit brusquement.
- Les meilleurs emplacements pour chercher de l’or incluent les fissures et crevasses de la roche-mère, les affleurements rocheux, sous les gros blocs, les zones de variation de courant, les marmites et sous les chutes d’eau.
- La mousse végétale et les racines peuvent également agir comme des pièges à or naturels, capturant les paillettes.
- Pour une prospection réussie, il est bénéfique d’observer la rivière et d’anticiper le mouvement de l’or pendant les crues, même si la recherche active se fait souvent en été.
La recherche d’or en rivière fait rêver, mais comment s’y prendre pour que le mythe devienne réalité ? Oubliez la chance pure et simple, car comme le dit un vieux dicton, « l’or est là où on le trouve ! ». Pourtant, l’orpailleur averti sait précisément où diriger ses recherches.
Cet article vous dévoile les secrets des prospecteurs aguerris et vous apprend à lire les cours d’eau pour trouver de l’or.
Un peu d’histoire
L’orpaillage est serte de plus en plus populaire mais la répartition de l’orpaillage reste tout de même très localisé. Pourtant l’histoire de l’or et de l’extraction de l’or en France est très ancienne. Dès le IIe siècle av. J.-C., les Lémovices, peuple gaulois qui a donné son nom à la région, exploitaient déjà l’or dans le Limousin, et des traces d’activité aurifère ancienne parcourent également la chaîne des Pyrénées.
Plus tard, les Romains ont industrialisé l’extraction de l’or dans le Massif Central, notamment en utilisant des techniques d’abattage hydraulique (ruina montium), bien que leur attention se portait aussi sur les importants gisements de fer de la région. En conséquence, ils ont fini par laisser beaucoup d’or derrière eux.

La période contemporaine a vu la redécouverte de gisements majeurs, comme celui de la mine de Salsigne dans l’Aude à la fin du XIXe siècle, qui deviendra l’une des plus grandes mines d’or d’Europe et dont l’exploitation a perduré jusqu’en 2004.
Certains registres indiquent une production annuelle atteignant 100 kilogrammes d’or durant les années 1900, soit l’équivalent d’environ 15 500 pièces de 20 Francs Or Coq Marianne, une monnaie emblématique de la Troisième République.
L’activité aurifère s’est développée dans le piémont pyrénéen, où des rivières comme l’Ariège sont historiquement réputées pour charrier des paillettes d’or issues de l’érosion des montagnes.
Comment les dépôts d’or se forment dans les rivières : Les principes de base
Les gisements que la plupart des prospecteurs recherchent sont classés dans la catégorie des “dépôts alluviaux”. En résumé, les dépôts alluvionnaires résultent de l’érosion et de l’arrachement de roches et de minéraux contenant de l’or, entre autres minéraux.
L’or est ensuite balayé par le vent et l’eau jusqu’à ce qu’une partie soit emportée par une rivière et se retrouve coincée dans des fissures ou crée des dépôts aurifères. Cela se produit surtout pendant les périodes de crue, lorsque le courant est suffisamment fort pour soulever et déplacer les lourdes particules d’or en aval.
Examinons de plus près ce principe. Il vous aidera à lire les bassins versants et les paysages, augmentant ainsi vos chances de découvrir de l’or.

Première étape : du placer résiduel au placer alluvial
Une fois que l’or s’est détaché du filon principal par corrosion, on parle d’or résiduel. Ce nom est utilisé tant qu’il ne s’écarte pas trop de la source initiale (quelques mètres environ).
En revanche, lorsque l’or commence à s’éloigner de sa source initiale, on parle d’or éluvial. Il est également connu sous le nom de dépôts alluvionnaires à flanc de coteau, car il descend généralement une pente. L’or reste éluvial s’il n’est pas entré dans un ruisseau ou une rivière.
Lorsque l’or atteint une rivière, on parle d’or alluvial. Comme vous le savez peut-être, c’est à ce moment-là que l’or commence à être trié par l’eau qui se précipite et forme des dépôts sédimentaires dans la rivière.
Seconde étape, la formation de bancs aurifères (dépôts)
L’or est un métal extrêmement dense. Pour être plus précis, sa densité est de 19,3 g/cm³, soit environ 19 fois celle de l’eau et bien plus que celle du quartz (2,65 g/cm³), minéral composant la majorité du sable.
En raison de son poids, les particules d’or seront beaucoup moins facilement transportées par la rivière que les autres minéraux présent sur le lit du cours d’eau.
Par conséquent, l’or préférera suivre son propre chemin en suivant celui des matériaux les plus lourds du lit du cours d’eau (c’est ce qu’on appelle la gold line), et se déposer aux endroits où les graviers plus légers sont simplement emportés par le courant.
Par exemple, lorsqu’une rivière ou un ruisseau fait des coudes et des virages, l’or aura tendance à choisir la voie la plus courte possible. Cela implique qu’il a tendance à se déposer le long des bancs intérieurs de la rivière.
L’or étant très lourd, la plupart des paillettes sont transportées pendant les crues saisonnières, lorsque le débit de l’eau est suffisamment fort pour transporter les particules d’or les plus lourdes. Comme le niveau de l’eau monte pendant ces phases, des zones de dépôts peuvent apparaître dans des régions qui sont ensuite accessibles et à l’air libre durant l’été.
Les meilleurs endroits pour chercher de l’or dans les rivières et les ruisseaux

Pour lire correctement une rivière, vous devez en évaluer sa forme et son tracé afin de déterminer où l’or est susceptible de se déposer. Il ne s’agit pas seulement d’évaluer les courbes et les virages, mais comprendre à quoi ressemble le lit du cours d’eau en lui-même.
L’or a tendance à se concentrer là où la rivière perd de sa vitesse et de sa force, ce qui entraîne un dépôt de matériaux à cet endroit. On parle parfois de “zones de basse pression”.
L’or alluvial (placers) se trouve dans les dépôts sédimentaires des lits des rivières anciennes et dans les dépôts des cours d’eau actuels. Les placers sont alluvionnaires, en terrasses, en chenal. Les dépôts de terrasse se trouvent sur les rives des rivières et les dépôts de fond se trouvent sous l’eau des rivières. Les gisements primaires sont des fissures ou des fissures remplies d’or dans le substrat rocheux ou le minerai. Des placers d’or éluviaux se forment sur les pentes dans les restes de minerai qui, sous l’influence des forces naturelles, se détachent du gisement de minerai.
Habituellement, ils sont situés directement sous le gisement de minerai dont ils se sont détachés. Placers alluviaux sont des gisements d’une partie du minerai d’or, qui se sont détachés du gisement de minerai et sont tombés dans le champ d’application de l’écoulement de l’eau. La colline d’où ils ont été emportés peut ne plus exister ou même changer d’emplacement.
Durant le Cénozoïque, et plus particulièrement suite à l’orogenèse alpine, le soulèvement des montagnes a modelé le réseau hydrographique. Des paléo-chenaux, parfois éloignés des cours d’eau actuels, peuvent contenir de riches placers fossiles.
De nombreux cours d’eau se sont formés, dont les canaux n’existent plus aujourd’hui. Les terrasses de ces cours d’eau éloignées des rivières existantes et sont connues pour contenir de riches placers.
Souvent, ces dépôts sont de couleur noir foncé. Tout au fond des sédiments des anciens cours d’eau, on trouve de l’or, formé à la suite de rivières très puissantes, capables de créer des gisements à forte concentration.
Recherchez les sables noirs, riches en magnétite et autres minéraux lourds, qui sont un excellent indicateur de la présence potentielle d’or en raison de leur densité élevée.
Le principe du « chemin le plus court » s’applique toujours en orpaillage. Il faut également vérifier ce qui se cache derrière toutes les corniches des flancs de la vallée, situées suffisamment loin du niveau d’eau existant dans la rivière.
Comprendre le mouvement de l’or et prendre en compte la variation du courant
Le mouvement de l’or, qui est 19 fois plus lourd que l’eau, est assez prévisible. Afin de déplacer l’or de son emplacement, une forte pression d’eau est nécessaire. Par conséquent, lorsqu’il s’affaiblit pour une raison ou une autre, l’or se dépose à l’endroit où la pression de l’eau est tombée. L’or, en particulier ses grains et ses pépites, ne flotte pas mais “roulent” le long du fond de la rivière, la force gravitationnelle les presse au fond. Le fond peut être constitué de substrat rocheux ou de couches d’argile qui ne sont pas emportées par le courant de l’eau.
Dernier aspect beaucoup plus compliqué avoir lorsque l’on commence l’orpaillage. Régulièrement vous pourrez lire sur des sites d’orpaillage, que la variation de courant et un ralentissement de ce courant permet de dépôt de l’or.
Comme vous avez pu le lire jusqu’à maintenant, certains phénomènes de ralentissement sont évidents. Mais d’autres sont beaucoup plus difficile apercevoir, même une fois que l’on est au bord de l’eau.
Il existe d’autres phénomènes qui ralentissent le courant de l’eau. Par exemple lorsqu’un bras d’un cours d’eau rentrer en contact avec le bras primaire, cet affluent provoque un changement de direction du courant principal dans lequel il se jette ce qui perturbe le flux et favorise les phénomènes de dépôt.
C’est un exemple de configuration qui peut se révéler être un formidable site d’accumulation. Consulter les cartes géologiques du BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières) peut d’ailleurs aider à repérer de telles zones potentiellement aurifères.
Les dépôts le long des coudes intérieur d’un virage
En règle générale, l’or se déplace le long de la trajectoire la plus courte tendant vers une ligne droite. Bien sûr, lorsque la rivière se courbe et change de direction, le débit de l’eau change la position de l’or, mais l’or n’est pas transporté par l’eau aussi facilement que les pierres ordinaires.
L’or ne commence à bouger que lorsque la pression de l’eau est suffisamment forte. De cette façon, Lorsque vous essayez de déterminer où l’or est concentré dans une rivière, vous devez d’abord savoir à quoi ressemble la rivière lors d’une inondation.
Il ne s’agit pas des inondations causées par de fortes pluies, mais de celles qui se produisent une fois par an avec les eaux de source lors de la fonte des neiges de printemps. Si possible, examinez attentivement le lit de la rivière pour voir à quoi il pourrait ressembler pendant l’une des grosses crues printanières.
Notez les sommets des virages et la largeur du canal dans une crue similaire. Après cela, connectez les points médians de la plaine inondable avec une ligne imaginaire, en tenant compte des virages du canal.

Il est fort probable de trouver des gisements aurifères le long de celle-ci. On l’appelle parfois la «Goldline».
Le placer d’or des rivières, en règle générale, commence à la fin du virage intérieur du canal de la rivière et se rétrécit progressivement, plus loin le long de du cours d’eau. Plus vous êtes proche du virage du lit de la rivière actuel, plus la zone de dépôt sera étroit et puissant, respectivement, plus vous vous éloignerez de ce virage, plus il sera large et moins puissant.
L’or a tendance à se déposer le long des coudes intérieurs d’une rivière lorsque celle-ci dessine des courbes sinueuses, en particulier du côté de l’extrémité de la courbe. Cela est principalement dû à deux facteurs.

- Le débit sera plus lent dans les coudes intérieurs, car l’eau doit parcourir une plus courte distance pour achever le virage. En revanche, les forces centrifuges font en sorte que l’eau qui s’écoule dans les coudes extérieurs s’accélère. Une diminution du débit de l’eau entraînera le dépôt d’une grande partie de l’or.
- En raison de son poids élevé, l’or met plus de temps à changer de cap lorsque la rivière se courbe. Par conséquent, une grande partie de l’or frappera le coude intérieur.

Pour les raisons expliquées précédemment, la majorité de l’or, le long des méandres de la rivière, sont découvertes sur les coudes intérieurs. Ce sera donc l’endroit privilégier pour trouver de l’or facilement et sans trop d’efforts.
Sous l’influence de la gravité et d’autres influences lors d’une inondation, l’or est pressé au fond. Si le lit de la rivière est rocheux. Le socle rocheux peut être peu profond, avoir peu de sédiments sur le dessus (ou même être complètement propre), ou il peut être assez profond (9 à 12 mètres sous les sédiments).

Étant donné que l’or se trouve sur le substrat rocheux, vous devez l’atteindre avec une pompe à main d’orpaillage. Vous devriez rechercher un canal où le substratum rocheux est peu profond. Vous pouvez le déterminer en examinant les rives de la rivière au-dessus de l’eau.
Gardez à l’esprit que les règles ci-dessus ne fonctionnent pas dans tous les cas. Si le socle rocheux n’affleure pas sur les rives elles-mêmes, examinez les côtés des rives. Notez les rebords des deux côtés de la vallée de la rivière non loin l’un de l’autre, puis tracez une ligne imaginaire du rebord en aval au rebord en amont. Là où la ligne imaginaire traverse la rivière, le socle rocheux est à sa profondeur la plus basse.
Le socle rocheux avec un fond argileux
Le socle rocheux au fond de la rivière n’est pas le seul endroit où l’on peut trouver de l’or. S’il y a plusieurs couches d’argile entre le lit de la rivière et le soubassement rocheux inférieur, et que ces couches d’argile sont denses, elles peuvent agir comme « faux bedrock». Ainsi, si la crue n’est pas assez forte pour éroder et emporter toutes les couches du socle rocheux, alors elle n’enlève que la matière des couches supérieures.
L’or est plus lourd que les matériaux des couches d’argile, mais s’ils sont immobiles et ne se lavent pas, l’or ne peut pas les pénétrer. Par conséquent, l’or peut reposer sur une couche d’argile et ne pénétrer que légèrement profondément dans les sédiments de fond meubles.

En règle générale, l’or se trouve dans les premiers 15 cm supérieurs de la couche d’argile. Les couches d’argile diffèrent les unes des autres par leur épaisseur de quelques centimètres à plusieurs mètres. Par conséquent, cela peut prendre beaucoup de temps pour atteindre la couche suivante. Lorsque vous travaillez dans des zones comportant plusieurs couches d’argile, vous devez travailler avec chaque couche comme s’il s’agissait d’un substrat rocheux.
Une fois que vous avez atteint une nouvelle couche, commencez à vous déplacer de droite à gauche sur la surface jusqu’à ce que vous atteigniez le bord de la couche d’argile. Après avoir trouvé les bords, vous devez décider de poursuivre la prospection à ce niveau ou de vous déplacer plus à l’intérieur des terres.
Cependant, rappelez-vous que la présence d’or sur une couche d’argile donnée ne signifie pas du tout qu’une autre couche de sables se trouvera au niveau de dessous. Peut-être plus bas sous cette couche d’argile il y en a une autre, mais elle peut être située à droite ou à gauche, ou complètement absente. Si vous êtes déjà allé plus loin, il serait plus sage pour vous de passer à la couche ou au substrat rocheux suivant, selon la première éventualité.
Lors de l’extraction de sables sur des couches d’argile, il est possible d’obtenir de l’or d’une taille assez élevée, mais le plus gros or est extrait de la roche sous-jacente. Par conséquent, essayez de travailler dans des endroits où vous pouvez atteindre rapidement le socle rocheux ou là où il n’y a pas plus d’une ou deux couches d’argile avant.
Sur les affleurements de la roche mère
Si votre rivière a beaucoup de roches exposées, alors, l’or est susceptible d’avoir pénétré dans de petites fissures et crevasses le long de sa surface. De cette façon, la roche exposée est similaire à une rampe d’orpaillage.

Aujourd’hui, certains prospecteurs concentrent leurs efforts sur les fissures et les crevasses, une technique connue sous le nom de crevicing. Des quantités étonnamment importantes d’or peuvent souvent être capturées dans des interstices, même très petites.
La surface de la roche-mère est rarement lisse. Souvent en granit, en schiste, en calcaire, la roche mère présente beaucoup d’aspérités. Nous l’avons vu précédemment, il peut très bien y avoir des trous, mais également des fissures ou des failles. Ces fissures ou failles sont également créé par l’effet du courant sur le bedrock, depuis des milliers d’années.
Il faut bien comprendre que même si la fissure est très petite, elle est tout à fait capable de piéger une grande quantité d’or même sur une surface est très restreinte.
Pour extraire l’or de ces fissures, il vous faudra utiliser des outils adaptés comme des grattoirs fins et un aspirateur à main (ou ‘snuffer bottle’) afin de collecter le concentré de sable aurifère qui sera ensuite traité à la batée.

Le crevicing peut aussi bien se pratiquer sur des zones de roches apparentes en dehors de l’eau. Mais il est également possible de faire la même chose, sous l’eau, avec un masque et un tuba. On appelle alors cette technique le sniping.
Le substrat rocheux sous une couche de gravier est également propice à la capture de l’or. L’or étant très lourd, il se fraye un chemin le long des dépôts de gravier jusqu’à ce qu’il s’immobilise contre la roche-mère solide. Il peut y rester pendant des dizaines d’années si la couche de gravier reste immobile.
Les affleurements saillants en bordure de berge
Les affleurements rocheux font des blocs ou plaques du bed rocks accolés à la berge et représentent d’excellents pièges à or pour les prospecteurs. L’or peut s’accumuler devant ou derrière ces obstacles, selon la taille et la forme de l’affleurement.

Un affleurement orienté vers l’aval a tendance à concentrer l’or derrière lui.
Lorsqu’un affleurement est orienté vers l’amont, l’or a tendance à se concentrer devant.
Gros blocs rocheux (Boulders)
Considérez la situation avec un gros rocher dans l’eau. L’eau lave le rocher de tous les côtés. Si vous regardez de plus près comment l’eau s’écoule autour du rocher, vous verrez qu’il y a deux endroits où l’écoulement s’arrête pratiquement.
C’est la partie centrale au centre devant le rocher et immédiatement derrière le rocher. Il peut y avoir des pièges à or ici. Les rochers dans le lit de la rivière piègent l’or, s’ils sont situés sur le chemin de la goldline, alors la probabilité de trouver de l’or derrière eux augmente considérablement.
Une autre chose à surveiller est la présence de divers obstacles qui ralentissent le courant. Les blocs rocheux en sont une excellente illustration.

Un énorme rocher suffisamment lourd pour résister aux crues torrentielles du printemps formera des zones de dépôts derrière et sous lui.
De la même manière, tout objet qui se trouve au fond de la rivière, qui est en contact avec le courant, piègera l’or. Par exemple, un tronc d’arbre ou une île de galets.
Les variations et croisements de flux de courant
Un cours d’eau n’est jamais rectiligne et le flux d’un courant non plus. Le courant étant l’agent de transport des sédiments, il semble logique que toute modification du flux aura également un impact sur de possible dépôts.
Par exemple, un rétrécissement des berges créant ainsi un goulot d’étranglement, aura pour effet d’augmenter le volume d’eau et dons la vitesse du flux sur cette section. Il est donc certain que ces zones de rétrécissement ne sont pas de bons endroits de dépôts. Par contre si les berges s’écartent suite à un rétrécissement, on a donc un effet Venturi qui permet une accumulation par densité des graviers et potentiellement de l’or.
Un autre cas bien spécifique qui peut modifier le cours d’un flux est la confluence d’un cours d’eau. La rencontre de 2 cours d’eau pour en former qu’un engendre beaucoup de turbulence au point de rencontre qui peut être favorable à un dépôt. Hélas ce dépôt est bien souvent inaccessible, inexploitable et trop aléatoire pour être considéré.
Abaissement soudain du plancher rocheux
Les chutes soudaines du sol rocheux en eau profonde peuvent servir d’excellents pièges à or. Si vous en localisez une dans une rivière aurifère, il y a de fortes chances que l’or s’y soit concentré.
Une chute fonctionne de la même manière que n’importe quel autre piège à or sur une riffle d’une rampe d’orpaillage : lorsque l’eau s’y engouffre, le volume de la rivière augmente soudainement ce qui augmente le volume d’eau au-dessus des minéraux en mouvement et augmente donc la pression vers le bas en réduisant le débit du courant. Si le débit a suffisamment ralenti, l’or tombera au fond et rester immobilisé.
Il est essentiel de noter que l’or peut ne pas tomber exactement au niveau de la chute. En raison de la vitesse de l’eau, l’or parcourra une distance plus courte avant de tomber dans le lit de la rivière.
Élargissement du lit
Lorsqu’un chenal de la rivière s’élargit soudainement, la vitesse du cours d’eau diminue, car davantage d’eau peut y circuler. Là encore, l’or transporté par la rivière ne pourra plus être poussé par la capacité du courant du fait de ce ralentissement et rester immobilisé dans le font du lit rocheux.
Dans certaines circonstances, il y aura un grand nombre de galets empilés près de l’endroit où l’eau ralentit. Notez qu’exploiter ce genre de gisement est extrêmement difficile, car même si l’or s’y dépose, il sera disséminé sur une vaste zone, souvent sous l’eau avec une faible concentration de dépôt.

Prenons le cas d’un ruissellement d’un certain volume d’eau. Lorsque l’eau se déplace le long d’un canal de 7,62 m de large à une vitesse nécessaire pour que les sédiments fluviaux contenant de l’or soient entraînés le long d’un canal fluvial étroit. Si la même quantité d’eau se déplace le long d’un canal de 30,48 m de large, le débit ralentit plusieurs fois et l’or coule au fond.
Cela se produit lorsqu’une rivière se jette dans un lac ou une autre rivière. En tombant dans de l’eau stagnante, la pression de l’eau chute. Par conséquent, la zone du fond de la rivière, au début de la chute de la vitesse de l’eau, sera le site de précipitations d’or. Il est possible que l’or se répande en une fine couche dans toute cette zone, alors cherchez des endroits où l’or peut se concentrer – surplombs, rochers, fissures, etc.
Les trous dans la roche mère : marmites
Un autre type de piège à or que l’on retrouve régulièrement en rivière, est ce qu’on appelle des marmites. Les marmites sont tout simplement des trous creusés par la force même du courant dans la roche mère. La roche mère, très dure, cela prend beaucoup de temps à se former. Mais une fois bien dessiner, ces trous piègent facilement les sédiments et des graviers.
En plus de piéger des sédiments et du sable, ces marmites, sous l’effet du courant, mélangent et malaxent le gravier ainsi piégé. Ce mélange ainsi opéré sous l’effet du courant permet à l’or de se concentrer beaucoup plus facilement, et aux sables beaucoup plus légers de s’évacuer.
Il n’est donc pas rare de trouver énormément de paillettes d’or, des pépites voir aussi des spécimens de grain d’or monté en spécimens sur des matrices de quartz, dans ce genre de piège très recherché par les chercheurs d’or.
Sous les chutes d’eau
La force de l’eau est incroyablement puissante, car dans le cas d’une cascade, l’eau creuse dans la roche mère. Il est donc assez commun de retrouver un bassin ou début d’une marmite à la retomber de l’eau d’une chute d’eau. Si ce trou, ainsi formé est assez profond, il peut être capable d’y piéger des matériaux lourds et de l’or.
Cependant, ce genre de configuration favorable à la concentration de l’or est rare. Donc si ce trou est rempli de matériaux, vous aurez peut-être une chance d’y trouver quelque chose. À l’inverse, si le fond rocheux est à nu, passez votre chemin.
Les mousses végétales et les racines
La mousse et les racines des végétations agissent comme un piège à or naturel, car l’or s’emmêle dans ses fibres racinaires. Pour les récolter, il convient d’utiliser un seau rempli d’eau et de nettoyer soigneusement les racines et les mousses.

Quel est le meilleur moment pour pratiquer l’orpaillage ?
Le meilleur moment pour pratiquer l’orpaillage est l’été pour 2 raisons évidentes. D’abord, la température de l’eau est plus clémente en été. De plus, la pratique de l’orpaillage de loisir est réglementée ; il est impératif de se renseigner auprès de la DDT (Direction Départementale des Territoires) du lieu de prospection, car les autorisations varient selon les cours d’eau classés au titre du Code de l’Environnement.
De plus, la fin de l’hiver et le printemps signe le début de la fonte des glaces en montagne et le retour des pluies.
C’est 2 facteurs souvent cumulés favorisent les crues ou grosses montées d’eau qui rend la pratique de l’orpaillage impossible et dangereuse.
Pourtant, ces périodes dites non propices restent tout de même le meilleur moment pour comprendre et lire l’âme de la rivière que vous allez prospecter cet été. Vous pourrez voir lors de ces crues comment les courants évoluent et repérer les meilleurs endroits où l’or est susceptible de se déposer.
Il n’est pas difficile de trouver de l’or de façon régulière !
C’est une information importante que chaque prospecteur devrait connaître s’il veut y arriver. Vous avez une excellente chance de découvrir de l’or si vous comprenez comment et où il se dépose dans une rivière.
En d’autres termes, l’or est prévisible ! Oui, l’or peut être trouvé dans des endroits inattendus, mais en général, l’or alluvionnaire peut être trouvé dans des emplacements typiques.
L’or peut être découvert dans une rivière dans divers endroits, notamment autour des coudes intérieurs, sous d’énormes rochers, dans les fissures de bedrock, et là où la rivière s’étend ou se creuse.
S’il est essentiel de reconnaître ces zones, il est encore plus important de comprendre pourquoi l’or se concentre autour d’elles et pas ailleurs. Ainsi, vous serez en mesure de déterminer quelles parties de votre rivière sont les plus susceptibles de contenir de l’or. L’orpaillage, c’est toujours une question de techniques et d’astuces de prospection.
Gardez bien en tête que la nature fait toujours bien son travail. Ici, quand on parle de nature, on parle bien du courant de l’eau. Le courant dépose l’or dans des placers aurifère, mais en plus de cela, il le concentre.
En orpaillage, l’observation est une qualité majeure. Rejoindre une association comme la Fédération Française d’Orpaillage peut également permettre d’échanger des techniques et d’apprendre à mieux interpréter le milieu pour localiser les zones de dépôt.
Il vous faudra alors comprendre comment fonctionne le cours d’eau que vous avez devant les yeux. Regarder comment s’écoule le courant, regarder où se trouvent les potentiels dépôts et à quoi peut ressembler ce cours d’eau lorsqu’il est soumis à une crue. Ce seront toutes ces questions il faudra vous poser afin de réussir une bonne prospection et enfin trouver de l’or.



