Technique d'orpaillage

Quels sont les lieux et cours d’eau aurifères au Cameroun ?

La recherche d’or est une activité ancienne qui a profondément marqué l’histoire et l’économie de nombreux pays Africain, y compris le Cameroun. Cet article explore en détail où et comment trouver de l’or au Cameroun, en se concentrant sur le contexte géologique, les régions aurifères majeurs et les rivières riches en or.

Le Cameroun possède un riche potentiel aurifère en raison de sa géologie très particulièrement favorable, marquée par des ceintures de roches vertes, des intrusions magmatiques, des zones de déformation tectonique, des altérations hydrothermales et des placers alluviaux. Les principales régions aurifères incluent l’Est, avec des gisements majeurs à Bétaré-Oya et ses environs, l’Adamaoua, le Nord avec la rivière Mayo-Rey, l’Extrême-Nord autour de Biyem, et le Sud à Akom II et Mintom.

De nombreuses rivières, telles que la Kadey, la Lom, le Mayo-Rey, le Nkam et le Boumba, sont connues pour leurs dépôts alluviaux d’or, attirant orpailleurs artisanaux et compagnies minières. D’autres cours d’eau, comme le Kébi, le Djérem, le Bani, le Mungo et le Sanaga, recèlent également du potentiel aurifère. Bien que l’orpaillage artisanal soit répandu, une exploitation plus réglementée et durable est nécessaire pour maximiser les bénéfices et minimiser les impacts environnementaux.

Quel est le contexte géologique qui explique la présence d’or au Cameroun ?

La présence d’or au Cameroun est intimement liée à une histoire géologique complexe, marquée par des événements majeurs tels que la chaîne pan-africaine et la formation du bassin du Congo.

Ceintures de roches vertes

Les ceintures de roches vertes, datant de plus de 2 milliards d’années, sont des cibles privilégiées pour la prospection aurifère. Ces anciennes formations de roches métamorphiques et magmatiques sont souvent riches en filons quartzifères, intrusions granitiques et zones de cisaillement, où l’or s’est concentré durant les processus géologiques. Ces ceintures sont des témoins silencieux des périodes de formation intense des terres du Cameroun, où les forces tectoniques et magmatiques ont joué un rôle important dans la création de conditions favorables à la concentration de l’or.

orpailleurs camerounais cherchant de l'or sur Lom

Intrusions magmatiques

Les intrusions magmatiques de granites, syénites et diorites, particulièrement celles d’âge protérozoïque, sont fréquemment associées à la minéralisation aurifère. Ces roches magmatiques, riches en fluides hydrothermaux, ont joué un rôle très important dans le transport et le dépôt de l’or dans les fissures et les fractures des roches encaissantes. L’or se concentre ainsi dans des veines et des filons au sein de ces intrusions, rendant ces zones particulièrement intéressantes pour l’exploitation minière.

Déformations tectoniques

Les zones de failles, de plis et de chevauchements, résultant des mouvements tectoniques intenses qui ont affecté le Cameroun, ont favorisé la création de structures propices à la concentration de l’or. Ces déformations tectoniques ont permis la circulation de fluides hydrothermaux riches en minéraux, favorisant la précipitation de l’or sous forme de filons ou d’amas. Ces zones de déformation sont donc des cibles privilégiées pour la prospection aurifère.

Altérations hydrothermales

L’altération hydrothermale, un processus par lequel les roches sont modifiées par des fluides chauds et riches en minéraux, joue également un rôle important dans la concentration de l’or. Ce type d’altération peut créer des zones enrichies en or, appelées “gossan”, qui constituent des cibles prometteuses pour l’exploration. Les géologues scrutent ces zones altérées pour identifier les meilleures opportunités d’exploration minière.

Placers alluviaux

L’érosion des gisements d’or primaires au fil des millénaires a donné naissance à des placers alluviaux, où l’or se trouve sous forme de grains fins et est concentré dans les sables et graviers des rivières et des cours d’eau. L’orpaillage artisanal exploite principalement ces dépôts alluviaux, où l’or est plus accessible et peut être extrait avec des techniques relativement simples. Ces placers alluviaux représentent une source importante d’or pour les communautés locales.

Âge géologique

La plupart des gisements d’or au Cameroun se sont formés au cours des périodes Protérozoïque et Archéen, il y a plus de 2,5 milliards d’années. Cependant, des événements géologiques plus récents, tels que le magmatisme crétacé, ont également pu remobiliser et reconcentrer l’or dans certaines régions. Cette longue histoire géologique a permis l’accumulation d’or dans divers types de gisements à travers le pays.

En analysant la distribution des ceintures de roches vertes, des intrusions magmatiques, des zones de déformation et des altérations hydrothermales, les géologues peuvent identifier des zones à fort potentiel aurifère et guider les efforts d’exploration vers les zones les plus prometteuses.

l'or du Cameroun par les orpailleurs locaux

Dans quelles régions trouve-t-on de l’or au Cameroun ?

L’or se trouve dans plusieurs régions du Cameroun, mais certaines zones sont particulièrement prometteuses en raison de leur géologie favorable et de la présence de gisements connus.

L’Est

Cette région abrite le gisement d’or de Bétaré-Oya, l’un des plus importants du pays. D’autres zones aurifères notables dans l’Est incluent les districts de Ngoura, Colomine, Kambélé, Batouri et Garoua Boulai. Ces zones sont riches en ceintures de roches vertes et en intrusions magmatiques, offrant des conditions idéales pour la formation et la concentration de l’or. L’exploitation artisanale et industrielle y est courante, et de nombreuses communautés locales dépendent de cette activité pour leur subsistance.

L’Adamaoua

Cette région est également connue pour son potentiel aurifère, avec des gisements importants à Meiganga, Légalgoro, Tigrer et Fel. La géologie de l’Adamaoua est caractérisée par des zones de déformation tectonique et des intrusions magmatiques, favorisant la formation de gisements d’or. L’orpaillage y est une activité courante, bien que les conditions d’exploitation soient souvent rudimentaires.

Le Nord

La rivière Mayo-Rey dans le nord du Cameroun est une zone d’orpaillage traditionnelle depuis des siècles. Les sédiments alluviaux de cette rivière contiennent des paillettes d’or, issues de l’érosion des gisements primaires situés en amont. Les communautés locales pratiquent l’orpaillage artisanal dans cette région, exploitant les dépôts alluviaux pour extraire l’or.

L’Extrême-Nord

Des indices d’or ont été découverts dans la région de l’Extrême-Nord, notamment dans la localité de Biyem. Bien que cette région soit moins connue pour son or que d’autres parties du Cameroun, elle offre un potentiel intéressant pour l’exploration future. Les conditions géologiques, y compris les altérations hydrothermales et les déformations tectoniques, suggèrent la présence possible de gisements aurifères.

Le Sud

L’orpaillage est également présent dans le sud du Cameroun, avec des gisements à Akom II et Mintom. Ces régions sont caractérisées par des placers alluviaux riches en or, résultant de l’érosion des gisements primaires situés en amont. L’exploitation artisanale de ces placers est une source importante de revenus pour les communautés locales.

En plus de ces régions, des indices d’or ont également été signalés dans d’autres parties du Cameroun, comme le Centre et l’Ouest. Le potentiel aurifère du pays reste largement sous-exploité, et de nouvelles découvertes sont probables dans les années à venir.

Quels sont les rivières aurifères du Cameroun ?

Au Cameroun, plusieurs rivières sont connues pour receler des dépôts d’or alluviaux, attirant ainsi les orpailleurs artisanaux et les compagnies minières. Parmi les plus importantes, on trouve :

La Kadey

Située dans l’Est du pays, la Kadey est une rivière aurifère historique qui a alimenté l’exploitation minière pendant des siècles. Elle traverse les localités de Bétaré-Oya, Ngoura et Colomine, réputées pour leurs riches gisements d’or. Les dépôts alluviaux de la Kadey sont exploités par les orpailleurs artisanaux, qui utilisent des techniques simples pour extraire l’or des sédiments de la rivière.

La Lom

orpaillage familial du Cameroun

Affluent de la Sanaga, la rivière Lom draine une région aurifère dans le Centre-Sud du Cameroun. Sa vallée, notamment autour de la ville de Mbankomo, est jalonnée de sites d’orpaillage traditionnels. Les placers alluviaux de la Lom sont une source importante d’or pour les communautés locales, bien que l’exploitation artisanale puisse avoir des impacts environnementaux négatifs.

Le Mayo-Rey

Dans le Nord du pays, le Mayo-Rey charrie des paillettes d’or depuis ses sources dans le massif de l’Adamaoua. L’orpaillage y est pratiqué depuis des temps immémoriaux, et la rivière attire aujourd’hui des intérêts d’exploration minière plus importants. Les sédiments de cette rivière contiennent des concentrations significatives d’or, offrant des opportunités pour l’exploitation artisanale et industrielle.

Le Nkam

Traversant la région du Littoral, le Nkam recèle également du potentiel aurifère, principalement dans sa partie haute. Des indices prometteurs ont été détectés dans ses affluents, comme la Mbia et la Kamen. Les placers alluviaux de la rivière Nkam sont exploités par les orpailleurs artisanaux, bien que cette activité reste souvent artisanale et informelle.

Le Boumba

Affluent du Ngoko dans l’Est du Cameroun, le Boumba est connu pour ses gisements d’or disséminés le long de son lit. L’orpaillage y est une activité économique importante pour les communautés locales. La rivière Boumba, comme la Kadey, est exploitée artisanalement, et les orpailleurs extraient l’or des sédiments en utilisant des méthodes traditionnelles.

Autres rivières aurifères

Outre ces rivières majeures, d’autres cours d’eau au Cameroun sont susceptibles de contenir de l’or. Parmi eux, on trouve :

  • Le Kébi
  • Le Djérem
  • Le Bani
  • Le Mungo
  • Le Sanaga
Code promo matériel d'orpaillage et de recherche d'or boutique le fouilleur
https://www.lefouilleur.fr/

Ces rivières et leurs affluents sont également prospectés pour leurs potentiels dépôts aurifères, bien que certaines soient encore largement sous-explorées. La prospection et l’exploration aurifères se poursuivent dans diverses régions du pays, et de nouvelles découvertes sont probables à mesure que les techniques d’exploration deviennent plus sophistiquées et que de nouvelles zones sont explorées.

Sujets similaires

Inscrivez-vous pour recevoir les derniers articles dans votre boîte mail, ainsi que le n°70 du magasine du fouilleur gratuitement en ebook

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *